lundi 21 août 2017

Les beaux étés


J'avais envie de vous présenter cette bande-dessinée depuis un bon moment. Scénarisée par Zidrou (L'élève Ducobu, L'adoption...) et dessinée par Jordi Lafebre (La mondaine) qui travaille aussi sur les couleurs avec Mado Peña, la série se centre sur la famille Faldérault qui décide de partir en vacances dans leur 4L pour un mois. Voici d'ailleurs le résumé du premier album :

Août 1973. Zidrou et Lafebre nous font une place dans la 4L rouge Esterel de la famille Faldérault : entre les parents et les 4 enfants, nous voici en route vers le Midi pour de "beaux étés" ! Chaque année, les mêmes rituels : Pierre, le père, rend ses planches de B.D. en retard, les chansons de vacances, l'étape pique-nique... Un mois pour oublier le quotidien, le couple qui bat de l'aile, Tante Lili malade. Des souvenirs à engranger qui font que la vie est plus belle, des moments précieux pour se rappeler l'essentiel. Cap au sud !

Un mois pour oublier les tracas du quotidien : les difficultés du couple, une tante malade, les difficultés du métier de dessinateur de bande-dessinées... Exit la Belgique, cap vers le sud de la France pour se ressourcer en famille.

J'ai été enchanté par cette série, déjà avec l'aspect graphique : les dessins sont superbes, expressif autant dans les expressions de visage que dans le mouvement des personnages. Les couleurs ne sont pas en reste avec des palettes variées et adaptées aux moments de la journée, et qui ajoutent un cachet à l'ensemble et participent aussi au coté rétro de l'ambiance.

Rétro, parce que nous sommes en 1973 et ça se ressent. Les références sont nombreuses, comme une chanson de Sardou, les motifs de tapisserie ou encore le look de nos personnages. Et l'histoire est vraiment prenante. On a vraiment l'impression de voyager au sein de cette famille, de visiter le sud de la France avec eux, dans leur chère voiture, on vit avec eux, on rit et on pleure avec eux. Chacun des personnages a sa particularité et son histoire, et on tient à en savoir toujours plus.
Chaque tome se déroule à une époque différente. Le deuxième se situe en 1969 et le troisième en 1962. Le prochain à sortir se déroulera quant à lui en 1980.

Cette bédé parle de la vie d'une famille simple, il n'y a pas de grande bagarres ni de complot, ni de grand ennemi. Nous les suivons dans leur petite aventure estivale et ça fait du bien. Les beaux étés est rapidement devenu une série que je prends plaisir à retrouver chaque été et que je relirai avec joie. Un petit rayon de soleil bienvenu, quelle que soit la saison.

Carry On

Autrice : Rainbow Rowell
Editeur : Pocket Jeunesse
Parution : 5 janvier 2017
Pages : 585

Résumé :

Simon Snow déteste cette rentrée. Sa petite amie rompt avec lui ; son professeur préféré l'évite ; et Baz, son insupportable colocataire et ennemi juré, a disparu. Qu'il se trouve à l'école de magie de Watford ne change pas grand-chose. Simon n'a rien, mais vraiment rien de l'Élu. Et pourtant, il faut avancer, car la vie continue...
 
Mon avis :

Comme je vous le disais dans ma chronique sur Fangirl, j'étais vraiment impatient de découvrir le monde de Simon Snow. Au vu de la myriade d'avis positifs, j'entrais fort confiant dans ce livre.

Pour situer l'histoire, Carry On est le nom de la fanfiction sur l'univers de Simon Snow qu'a écrit Cath, le personnage principal de Fangirl. Ce projet d'écriture se fait en anticipation du dernier tome de la saga et rencontre un beau succès sur la toile. La différence avec ce tome, c'est que ce n'est pas la version de Cath mais de Rainbow Rowell.

L'histoire se situe donc après les sept premières aventures de Simon. Celui-ci entre en dernière année et a le statut d'Elu, sensé être le magicien le plus puissant au monde. Il doit combattre une entité maléfique qui a la capacité de faire disparaitre la magie dans certains lieux. Toutefois, l'esprit de Simon est préoccupé par l'absence de Baz, son colocataire et sa Némésis. Les deux garçons partagent la même chambre depuis la première année et se sont toujours entendus comme chien et chat. Simon le soupçonne d'ailleurs d'être un vampire et de comploter derrière son dos...

J'avoue que je suis plutôt mitigé. Rainbow Rowell nous balance ici dans les dernières aventures d'une saga fictive où tous les personnages se connaissent déjà et ont un passif que nous ne connaissons pas vraiment. Elle ne nous laisse pas totalement dans le flou car certains événements sont expliqués, mais il n'empêche que je me suis senti un peu perdu par moments. C'est comme si vous n'aviez jamais lu Harry Potter et qu'on vous faisait lire le dernier volume. Un autre détail m'a dérangé : entre Fangirl et Carry On, certains termes ont une traduction différente, voire n'en ont pas. On passe ainsi de la "Monotonie rampante" au "Humdrum" ou encore de "sirènes-garous" à "loup-sirène"... je trouve ça dommage.

La plume de Rowell reste de qualité, on retrouve dans ce livre sa patte particulière, cette petite lenteur permettant aux personnages de se (re)découvrir et se développer. Maintenant, est-ce adapté à ce genre de livre ? Je n'en suis pas certain. J'ai trouvé que par moment, ça trainait en longueur et qu'elle s'attardait sur des choses qui auraient pu être racontées de manière plus rapide sans perdre en efficacité.

Concernant les personnages, celui qui m'a plu le plus, c'est Baz. Cynique et troublé, un brin rebelle, il reste le plus terre-à-terre mais aussi le plus réfléchi du lot. Parce que je dois avouer que Simon est quelquefois "tête à claques", obstiné et s'attardant sur des détails peu utiles. Il n'est pas détestable pour autant, attention, je ne lui jette pas que des cailloux. J'ai apprécié le personnage de Pénélope, la tête pensante du groupe. Par contre, Agatha sera restée jusqu'au bout le personnage principal le moins intéressant, elle m'a vraiment donné l'image du cliché de la blonde égoïste.

Rainbow Rowell a testé un genre différent de ses autres livres, et bien qu'il y ait des défauts, ça reste prometteur. Je ne sais pas si je conseillerais de lire Carry On avant ou après Fangirl, les deux approches ont autant de bons cotés que de mauvais. Ce ne sera pas un coup de coeur pour moi, mais cette lecture fut quand même divertissante. Peut-être avais-je trop d'attentes ?

jeudi 10 août 2017

Fangirl

Autrice : Rainbow Rowell
Editeur : Castelmore
Parution : Février 2015
Pages : 507

Résumé :

Cath est fan de Simon Snow.
Okay, le monde entier est fan de Simon Snow...

Mais pour Cath, être une fan résume sa vie - et elle est plutôt douée pour ça. Wren, sa soeur jumelle, et elle se complaisaient dans la découverte de la saga Simon Snow quand elles étaient jeunes. Quelque part, c'est ce qui les a aidé à surmonter la fuite de leur mère.
Lire. Relire. Traîner sur les forums sur Simon Snow, écrire des fanfictions dans l'univers de Simon Snow, se déguiser en personnages pour les avant-premières de films.
La soeur de Cath s'est peu à peu éloignée du fandom, mais Cath ne peut pas s'en passer. Elle n'en éprouve pas l'envie.

Maintenant qu'elles sont à l'université, Wren a annoncé à Cath qu'elle ne voulait pas qu'elles partagent une chambre. Cath est seule, complètement en dehors de sa bulle de confort. Elle partage son quotidien entre une colocataire hargneuse qui sort malgré tout avec un mec charmant et toujours collé à ses bottes, son professeur d'écriture inventée qui pense que les fanfictions annoncent la fin du monde civilisé, et un camarade de classe au physique alléchant qui a la passion des mots...
Mais elle ne peut s'empêcher de s'inquiéter à propos de son père, aimant et fragile, qui n'a jamais vraiment été seul.

Pour Cath, la question est : va-t-elle réussir à s'habituer à cette nouvelle vie ?
Peut-elle le faire sans que Wren lui tienne la main ? Est-elle prête à vivre sa propre vie ? Ecrire ses propres histoires ?
Et veut-elle vraiment grandir si c'est synonyme d'abandonner Simon Snow ?

 
Mon avis :

Deux ans. Fangirl est dans ma pile à lire depuis deux ans et je ne l'ai sorti que cette semaine. Il faut dire que j'en ai entendu tellement de bien que j'ai eu un peu peur d'être trop influencé et que ça gêne ma découverte. J'ai donc attendu de sentir le bon moment, et il s'est présenté.

Cath et sa jumelle Wren sont fans de Simon Snow, une série de romans qui font clin d'oeil à Harry Potter, avec un jeune garçon, une école de magie, un rival nommé Baz... Cath a commencé à écrire de la fanfiction sur cet univers depuis quelques années et s'est fait un nom sur la toile sous le pseudo de Magicath. Son projet, commencé il y a deux ans et nommé Carry On, attire les lecteurs en manque d'aventures du jeune sorcier dont le huitième tome, officiel, sort dans quelques mois. La rentrée approche et les soeurs entrent à l'université. Wren ne désire pas partager de chambre avec sa soeur, et celle-ci se retrouve alors chez Reagan, une étudiante froide et quelque peu distante. Elle rencontre aussi son compère Lévi au sourire rayonnant. Il est temps pour Cath de grandir, mais comment va-t-elle conjuguer l'écriture de sa fanfiction et ses études ? Et que dire du comportement de sa soeur, de plus en plus inquiétant ?

Cath est un personnage fort peu social, qui préfèrera rester dans sa chambre à écrire plutôt qu'aller à une fête et voir du monde. Et j'avoue que je me suis pris de sympathie pour elle, car quelque part je m'y suis reconnu. Elle a réussi à me toucher en assez peu de temps, même si je l'ai trouvée parfois un tout petit peu trop pleurnicheuse. Mais le personnage évolue tout au long du livre, et j'étais très satisfait de sa progression. Les autres personnages ne manquent pas de sel, comme Lévi, que l'on peut résumer à un rayon de soleil, un personnage très chouette que j'ai aussi beaucoup apprécié. Reagan, la copine de chambre, est un peu le contraire de Cath, plus dure dans ses paroles, moins renfermée, mais elle a quand même bon fond et il est difficile de ne pas l'apprécier. Il y a aussi Nick, qui deviendra partenaire d'écriture avec Cath, ou encore le père des jumelles, qui se noie dans le travail pour oublier la souffrance de la séparation d'avec sa femme lors d'un certain 11 septembre...

L'écriture de Rainbow Rowell est fluide et addictive. Elle m'avait déjà conquis avec Eleanor & Park (lu avant l'ouverture de ce blog) et elle réitère avec Fangirl. Elle prend le temps de poser toutes ses bases et développe tranquillement son histoire et on entre dedans délicatement, on y reste comme dans un bain chaud duquel on ne veut pas sortir.

J'ai beaucoup aimé cet univers tournant autour de la fanfiction. Je n'en lis pas spécialement, mais je partage l'engouement que ces œuvres peuvent apporter aux fans d'une création particulière. Rainbow le retranscrit assez bien d'ailleurs, notamment avec l'attente du fameux dernier tome des aventures de Simon Snow. En parlant de lui, sachez qu'entre chaque chapitre se trouve un extrait soit d'un des livres de Simon, soit d'une fanfiction écrite par Cath. Un élément qui ne plaira pas à tout le monde (et je l'avoue, j'avais un peu peur que ça ne me plaise pas) mais j'ai trouvé que c'était utile pour se faire une idée de ces écrits et des personnages dont parlent Cath et ses amis. Je serais même curieux de lire de "vrais" livres Simon Snow...

Fangirl, c'est ce petit plaisir sucré qui nous fait du bien et dont on ne veut pas voir venir la fin. Fangirl, c'est un coup de coeur pour moi. Je ne regrette pas ma lecture et je pense que je vais même passer directement sur Carry On, pour découvrir un peu plus les aventures de Simon Snow, écrites par Rainbow Rowell cette fois.


dimanche 6 août 2017

A la croisée des mondes, tome 3 : Le miroir d'ambre

Auteur : Philip Pullman
Editeur : Folio Junior
Parution : 2007
Pages : 638

Résumé :

Lyra, l'héroïne des Royaumes du Nord et de la Tour des Anges, est retenue prisonnière par sa mère, l'ambitieuse et cruelle Mme Coulter qui, pour mieux s'assurer de sa docilité, l'a plongée dans un sommeil artificiel. Will, le compagnon de Lyra, armé du poignard subtil, s'est lancé à sa recherche, escorté de deux anges, Balthamos et Baruch. Avec leur aide, il parviendra à délivrer son amie. Mais, à son réveil, Lyra lui annonce qu'une mission encore plus périlleuse, presque désespérée, les attend : ils doivent descendre dans le monde des morts...

Mon avis :

Pour lire ma chronique du premier tome et celle du deuxième tome, cliquez dessus !

Voilà, ça y est, j'ai terminé la trilogie phare de Philip Pullman, un peu plus d'un an après l'avoir commencée...Et quelle aventure ! Je ne sais pas par quoi commencer.

Bon, le topo est simple. Lyra est détenue par sa mère, Lady Coulson, qui la maintient dans un sommeil artificiel. Will, le jeune garçon rencontré dans le tome précédent, se lance à sa recherche, aidé par deux anges, Balthamos et Baruch. Lord Asriel continue ses préparatifs et une nouvelle menace plane sur la vie de la jeune fille. Celle-ci comprend, durant son sommeil, qu'une nouvelle mission s'ouvre à elle, consistant à pénétrer dans le royaume des morts et retrouver Roger, son jeune ami qui a perdu la vie à la fin du premier tome.

Malgré un début qui m'a semblé un peu long (ce fait s'explique par la mise en place de nombreux éléments), j'ai dévoré cette nouvelle aventure. Imprévisible et remplie de rebondissements, elle m'a ébouriffé jusqu'à la dernière ligne. L'auteur est même parvenu à me faire douter sur le "camp" auquel appartiennent certains personnages, ainsi que sur la justesse (ou non) de leurs actions. Lady Coulter s'est révélée sous un nouveau jour à mes yeux, et ce de façon limpide et naturelle.

Et non content de creuser davantage l'univers que nous connaissions déjà, Philip Pullman se permet d'en ajouter de nouveaux, dotés chacun de leurs propres règles et leur fonctionnement particulier ! Sans parler des nouvelles créatures, tout à fait fascinantes, qui peuplent le monde dans lequel se retrouve Mary Malone, la scientifique rencontrée dans la précédente histoire.

Chaque personnage rencontré durant ces trois aventures remplira son rôle jusqu'au bout. Chaque élément introduit aura son importance, grande ou petite, rien n'est oublié. Le grand climax est à couper le souffle, et n'a pas manqué de me tenir en haleine. Et cette fin... cette fin !! J'ai eu le coeur brisé. Belle, triste, cruelle mais pourtant optimiste, c'est ainsi que je peux la résumer.

Je n'ai pas envie de révéler trop de choses sur cet opus car il faut le lire, que dis-je le vivre et le déguster. A la croisée des mondes n'a rien à envier aux plus grandes sagas littéraires, et je suis impatient de lire la trilogie dont la sortie du premier tome est imminente. Coup de coeur pour ce tome mais surtout pour cette formidable trilogie, que je relirai avec plaisir dans les années à venir. Merci M.Pullman.


samedi 29 juillet 2017

Abzû


Abzû est un jeu-vidéo sorti en été 2016 sur Playstation 4, Xbox One et PC. Le jeu a été développé par Giant Squid sur une période de trois ans. D'ailleurs, des membres du staff ayant travaillé sur le merveilleux "Journey" sont allés travailler sur ce jeu.

Mais de quoi parle-t-il ? Hé bien... vous êtes libres de tout interpréter. En effet, il n'y a pas de scénario à proprement dit. Vous dirigez une plongeuse dans un immense océan et c'est à vous de trouver votre but et votre chemin. Bien entendu, il y a des choses à faire, pour encourager les joueurs à progresser. Ainsi, au fil de votre exploration, vous découvrirez des orbes d'énergie à activer pour redonner vie à certaines parties de l'océan et raviver la faune et la flore locale. Cette énergie a été drainée par des drônes de forme pyramidale, que vous devez défaire. Vous trouverez aussi, sur votre chemin, des statues d'une civilisation antique (assez inspirée de la mythologie Sumérienne et du mythe de l'océan cosmique) qui vous permettront de faire une pause méditation et d'observer les créatures sous-marines des alentours, qui sont nommées, offrant un petit coté ludique fort bienvenu. Il y a aussi des poissons à délivrer et des coquillages à retrouver, donnant davantage l'envie d'explorer les décors.

Et parlons-en, des décors. Je suis resté scotché à l'écran durant toute ma partie tellement j'étais admiratif. Les couleurs explosent et donnent une ambiance spécifique à chaque endroit visité. Il y a aussi un coté stylisé dans ce jeu. Nous ne sommes pas dans un aspect réaliste, mais plutôt dessin-animé, et ceci couplé aux couleurs éclatantes donne vraiment une touche fantastique à l'univers d'Abzû. On sent qu'il y a eu énormément de recherches chez les développeurs et on a presque l'impression de faire un avec la nature. Une nature virtuelle certes, mais qui donne envie de se trouver au milieu de ce théâtre de vie et d'admirer.

L'ambiance musicale est tout aussi réussie. Chaque musique accompagne parfaitement les événements du jeu. Tantôt sereines, tantôt dynamiques, l'écoute des musiques est un plaisir, même en dehors du jeu.

Aussi, il n'est pas nécessaire d'être un grand habitué des jeux-vidéos pour accéder à Abzû. Les contrôles sont simples, trois touches suffisent pour vous lancer dans l'exploration de cet univers extraordinaire. De plus, vous ne faites pas que nager, vous pouvez aussi vous accrocher à certains grands poissons pour explorer d'une façon un peu différente, et il y a quelques phases se déroulant hors de l'eau. Mais vous vous en doutez, ce sont les phases sous-marines qui sont les plus importantes, et je vais me répéter, mais c'est un véritable plaisir de nager dans les eaux de cet océan gigantesque. Il y a un aspect onirique et poétique à nager dans ce monde, une sensation que l'on retrouve dans des jeux comme NiGHTS into Dreams (un jeu sorti sur la Saturn de Sega) et dont je ne me lasse pas.

Abzû est une pépite du jeu-vidéo, une ode à la nature et à la vie sous-marine et un véritable voyage merveilleux et onirique dans le monde des profondeurs. Le jeu est un peu court (deux heures au maximum) mais une seule partie ne suffit pas à tout voir. Je ne regrette absolument pas cet achat, chaque centime est amplement mérité. Coup de coeur, bien entendu !




vendredi 28 juillet 2017

Springald

Auteur : Kazuhiro Fujita
Editeur : Ki-Oon Seinen
Parution : Septembre 2016
Pages : 248

Résumé :

Au cœur de Scotland Yard, le Black Museum conserve secrètement les pièces à conviction des enquêtes liées aux pires criminels du pays, dont le mystérieux Jack Talons-à-Ressort…

Londres, 1837. Un monstre aux jambes immenses, à la bouche en feu et aux griffes acérées apparaît la nuit pour déchirer les vêtements d’innocentes jeunes filles avant de s’enfuir en sautant de toit en toit, ne laissant derrière lui que l’écho d’un rire aigu aux accents de folie… Son surnom : Jack Talons-à-Ressort !

Le criminel disparaît de lui-même au bout de six mois… avant de refaire la une des journaux trois ans plus tard. Mais cette fois, pour meurtre ! Ce qui avait des allures de farce a pris un tour macabre : les victimes, toutes des femmes, sont retrouvées éventrées... L’inspecteur James Rockenfield, connu pour ses méthodes d’investigation brutales, s’est juré de mettre la main sur l’insaisissable Jack. Hélas, l’enquête se corse lorsque les indices le mènent aux portes du manoir d’un des nobles les plus fortunés du pays…

Kazuhiro Fujita revisite avec brio le mythe de Jack Talons-à-Ressort, une des légendes urbaines les plus populaires de l’Angleterre du XIXe siècle ! Entre faits réels, dark fantasy et steampunk, laissez-vous entraîner dans l’univers sombre du premier récit de la collection “Black Museum” !


Mon avis :

Kazuhiro Fujita fait partie de ces mangakas que j'adore. Je vous ai déjà parlé plus d'une fois de son extraordinaire série Moonlight Act (foncez dessus !!!) d'ailleurs. A présent, l'éditeur Ki-Oon sort une autre série de l'auteur, The Black museum.

Springald est un one-shot qui revient sur une légende oubliée du XIXe siècle, celle du Spring-heeled Jack, autrement dit Jack Talons-à-ressort. Doté d'une ambiance sombre, ce manga pour adulte se révèle passionnant et haletant ! L'enquête visant à découvrir qui se cache derrière le masque de Jack déborde de rebondissements en tous genre. Surtout lorsque les actions de Jack Talons-à-ressort, qui pouvaient être assimilées à de simples farces, deviennent plus violentes, apportant son lot de cadavres. Est-ce le même Jack qu'il y a trois ans ?...

La mise en scène est très dynamique mais surtout, les dessins de Fujita sont toujours aussi bons, expressifs et complètement dingues et les scènes d'action sont à couper le souffle. J'ai retrouvé toutes les qualités que j'avais appréciées dans Moonlight Act dans ce manga, pour mon plus grand plaisir. C'est simple, je l'ai lu d'un trait tellement j'étais accroché dedans. Ce mec est un génie, un artiste qui possède un talent immense en dessin, mais aussi en composition et en cadrage. Son travail m'inspire énormément.

Sachez aussi qu'il y aura une autre histoire dans la série The black museum, qui s'appellera Ghost and the lady, en deux tomes, dont le premier est paru chez le même éditeur le 27 avril dernier, et que je lirai assez vite. Une histoire qui reviendra sur la légende urbaine de l'homme en gris, célèbre fantôme du théâtre londonien de Drury Lane ayant sévi durant plus de cent ans...


samedi 22 juillet 2017

Les Outrepasseurs, tome 3 : Le libérateur

Autrice : Cindy Van Wilder
Editeur : Gulf Stream
Parution : 2015
Pages : 347

Résumé :

Un terrible hiver s'abat sur la Grande-Bretagne. Peter, qui a été sauvé par Arnaut, se retrouve seul, car le Chasseur et le lion d'Arnaut sont affectés par la disparition de la magie. Arnaut tombe dans un coma profond, auquel il semble n'y avoir aucune solution. Jusqu'à ce que Peter comprenne que le sous-sol de Lion House regorge de ressources cachées...

Mon avis :

Voici enfin la troisième aventure de Peter et des Outrepasseurs, une saga que j'ai commencée il y a un an environ et que j'aime savourer. Bon, comme vous vous en doutez, je risque de spoiler un peu, donc si vous n'avez pas lu les premiers tomes, ouste !

Ce qui est bien avec l'écriture de Cindy, c'est qu'elle a cette facilité à nous embarquer dans ses histoires en quelques lignes. Et son univers, teinté de magie sur fond de contes, ça me parle, ça me plait. Je ne connais pas sa recette, mais je souhaite qu'elle continue à la cuisiner comme ça, car jusqu'ici je n'ai aucune déception !

Le seul hic que j'ai eu avec ma lecture, c'est que j'étais un peu perdu avec le nom de certains personnages. C'est de ma faute car j'ai laissé passer un peu trop de temps depuis ma lecture du tome 2, mais au bout de quelques chapitres, j'ai réussi à remettre de l'ordre dans mon petit cerveau. Mais sinon, je suis bien revenu dans cet univers si particulier, j'ai retrouvé cette délicatesse, cette force que j'avais déjà ressentie auparavant.

Et cette fin, poétique, belle, puissante. Il est peu courant qu'un auteur arrive à offrir une fin vraiment satisfaisante à son œuvre, mais n'ayez crainte, Cindy le fait avec brio. J'étais triste et content à la fois. De plus, à chaque début de chapitre se trouve un morceau d'une histoire parallèle tout aussi plaisante à suivre. Et une fois que tout se rejoint, on comprend, on saisit tout de l'histoire des Outrepasseurs et des fés, tout est logique. Ces trois tomes se complètent, mais sachez qu'un quatrième - et dernier - tome est paru il y a peu, tome que j'ai déjà en ma possession.

Les Outrepasseurs est une saga à l'histoire complexe et bien ficelée, agrémentée de personnages incroyables, et qui saura vous accrocher durant des heures. Le talent de Cindy Van Wilder n'est plus à prouver et j'attends avec impatience ses prochains écrits. Coup de coeur, de nouveau !